PARTIE 1
​ DYNAMIQUES TERRITORIALES DE LA FRANCE CONTEMPORAINE

CHAPITRE 1

CHAPITRE 1 - "LES AIRES URBAINES, UNE NOUVELLE GEOGRAPHIE D'UNE FRANCE MONDIALISEE"

A la fin du chapitre, je dois être capable de :
  • Définir et utiliser correctement le vocabulaire étudié (définitions).
  • Localiser et situer  les dix premières aires urbaines, les montagnes, les fleuves, les domaines bioclimatiques et les façades maritimes  sur une carte du territoire national ; le territoire métropolitain et ultramarin en Europe et sur le planisphère.
  • Décrire et expliquer  le processus d’étalement urbain en lien avec les mobilités, la répartition de la population sur le territoire, ainsi que les dynamiques spatiales actuelles.
  • Compléter un croquis de synthèse sur la répartition spatiale de la population et de ses dynamiques sur le territoire français.
  • Analyser et comprendre un document sur une aire urbaine.

Comment les aires urbaines organisent-elles le territoire français ?

I. Les aires urbaines en France.
A. Qu'est-ce qu'une aire urbaine ? 
Aire urbaine : ensemble continu de communes constitué d’un pôle urbain (ville-centre et sa banlieue) et de communes périurbaines dont au moins 40% de la population travaille dans le pôle.
Par définition, les aires urbaines impliquent la mobilité de la population. 
Mobilités : ensemble des déplacements des hommes.
B. Paris, première aire urbaine de France.
=> Travail en binôme sur le dossier p. 226-227 + remise du bilan sous forme d'un paragraphe argumenté.
Située au nord de la Loire, l’aire urbaine parisienne s’est étendue de part et d’autre des rives de la Seine. Mais, comment s’est-elle développée ?
A partir des années 1960, la population de Paris commence à augmenter. Les logements, qui sont de plus en plus rares, sont chers et ne sont pas adaptés aux familles nombreuses. La population quitte alors la capitale pour s’installer dans les Grands Ensembles de la Banlieue. Progressivement, cet étalement urbain gagne la couronne périurbaine qui offre un meilleur cadre de vie aux familles grâce aux pavillons. Cette urbanisation s’est accompagnée d’une multiplication des mobilités, comme les mouvements pendulaires, qui ont saturé les réseaux de transports. Cette évolution des modes de vie a entraîné une modification des modes de mobilités en rendant obsolètes et inadaptés les services de transports publics. Bien que saturés, les réseaux de transports permettent néanmoins de relier facilement la couronne périurbaine à la ville-centre. A l’inverse, il est plus difficile de pouvoir se déplacer directement de banlieue à banlieue car tous les réseaux sont concentrés sur Paris.
En effet, la concentration des principaux lieux de décisions politiques (Elysée, Assemblée nationale), économiques (implantation des sièges sociaux de grandes entreprises nationales et internationales dans le quartier de la Défense), intellectuels (universités parisienne concentrées dans le quartier latin) et culturels (musées) font de Paris une métropole de rang mondiale. Elle absorbe quotidiennement un flux continu de travailleurs provenant soit de son aire d’influence (banlieue et couronne périurbaine), soit d’autres régions de France, d’Europe ou du monde. De ce fait, elle constitue une véritable plateforme multimodale.
Ainsi, avec environ 12,4 millions d’habitants, l’aire urbaine de Paris est la plus importante de France. Si elle bénéficie d’un large rayonnement économique, social et culturel qui dépasse les frontières françaises, reste que sa population nombreuse est confrontée quotidiennement à des problèmes de logements et de transports. Pour résoudre ces difficultés, l’Etat et la région Île-de-France se sont investis dans le projet commun du « Grand Paris » depuis 2010, mais celui-ci rencontre des difficultés dans sa mise en œuvre.
Etalement urbain ou périurbanisation : phénomène d’extension d’une ville au-delà de son agglomération.
Mouvements pendulaires : déplacements quotidiens entre le domicile et le travail.
Métropole : ville fortement peuplée disposant d’activités politiques, économiques et culturelles qui lui permettent d’être attractive et d’exercer une influence sur d’autres territoires (région, pays, monde).
Plate-forme multimodale : lieu où les hommes et les marchandises peuvent passer facilement d’un mode de transport à un autre.
C. Des aires urbaines de plus en plus étendues.
=> Localisation des 10 premières aires urbaines.
=> Etude collective du dossier p. 218-219 (mise en perspective)
Les caractéristiques des aires urbaines
Des espaces variés aux fonctions diverses
Ville centre qui regroupe les activités
Banlieue urbanisée résidentielle et d'activité
Couronne périurbaine : urbanisation discontinue résidentielle et qui s'étale
Des modes de vie sous influences urbaines
Mobilités en forte croissance
Etalement urbain, habitat loin du travail
Déplacements routiers difficiles
Une influence urbaine renforcée par la mondialisation
concentration des activités
Métropoles interconectées
Carrefour multimodal
Les principaux espaces des aires urbaines sont la ville-centre, les banlieues et la couronne périurbaine.
Les modes de vie dans les aires urbaines sont marqués par des mobilités croissantes : habitat de plus en plus éloigné du lieu de travail, attraction de l’agglomération pour les loisirs, les courses.
Les raisons de l’attraction des aires urbaines sont la concentration des activités et l’accès aux services. Les espaces des couronnes périurbaines sont particulièrement attractifs en raison de leur cadre de vie, plus vert, du coût du foncier qui permet l’achat d’une maison avec jardin. 
L’hypothèse 1 est validée par le doc. 1, l’hypothèse 2 est validée par le doc. 3, l’hypothèse 3 est validée par les docs 2 et 3.
85% des Français vivent dans l’une des 792 aires urbaines du territoire. La saturation des espaces des villes centres liée à la croissance urbaine a engendré un étalement urbain qui s’est traduit par l’installation des populations en banlieue et en couronne périurbaine. Cette situation rend progressivement les espaces ruraux dépendant des villes : ¾ des espaces ruraux sont sous influence urbaine


II. Un territoire sous influence urbaine.
A. Les caractéristiques du territoire nationale.
Le territoire français est un carrefour de l’Europe. Il constitue à la fois un isthme et un finisterre. Il appartient au milieu tempéré et possède tous les climats européens. Il se compose en large partie de plaines au nord, et d’anciens massifs montagneux au sud et au sud-est.
Isthme : bande de terre située entre deux mers.
Finisterre : extrémité d’une terre. 

La France est présente dans le monde grâce à ses territoires d’outre-mer : c’est la France ultramarine. Ses territoires ont différents statuts mais ils se concentrent essentiellement dans l’océan Pacifique, l’océan Indien et l’océan Atlantique.

B. Répartition et dynamiques de la population française.

La population française est inégalement répartie sur le territoire. Elle présente une macrocéphalie avec le poids dominant de l’aire urbaine parisienne sur le reste du territoire, cependant elle concentre de fortes densités le long des littoraux ainsi que dans les vallées fluviales : on parle alors de littoralisation. Les faibles densités sont formées par les montagnes et la Champagne : elles forment la « France du vide » s’étendant du sud-ouest au nord-est.
Macrocéphalie : espace largement dominé par un pôle urbain qui freine ou empêche le développement de pôles secondaires.
Littoralisation : concentration de la population et des activités sur le littoral.

Les dynamiques spatiales se traduisent par une forte attractivité du sud de la France lié à son cadre de vie privilégié et au phénomène d’héliotropisme. Le nord et le nord-est constituent des régions peu attractives, cependant, leurs grandes villes restent dynamiques grâce à la recherche d’emplois et de logements, à la présence d’universités, et à un réseau de communication développé : c’est la métropolisation.
Héliotropisme : attirance de la population vers une région ensoleillée.
Métropolisation : concentration de la population, des activités et des fonctions de commandement dans une grande ville (métropole).

Conclusion.
En concentrant 85 % de la population française, l’espace urbain domine et organise l’ensemble du territoire et des flux migratoires. En effet, les villes abritent les principales activités économiques et elles organisent les principaux réseaux de communication en étant reliées entre elles. Enfin, elles influencent de plus en plus l’espace rural par l’extension du périurbain qui contribue à développer le mode de vie urbain dans les campagnes. 

Exercices de révisions sur le chapitre 1

Maîtrise du vocabulaire

Les aires urbaines


Les montagnes et les fleuves

Le domaine bioclimatique

La France ultramarine​

Décrire et expliquer le processus d’étalement urbain en lien avec les mobilités, la répartition de la population sur le territoire, ainsi que les dynamiques spatiales actuelles

CHAPITRE 2

CHAPITRE 2 - "LES ESPACES PRODUCTIFS ET LEURS EVOLUTIONS"

Quelles évolutions connaissent les espaces productifs français ?
 
A la fin du chapitre, je dois être capable de :
  • Définir et utiliser correctement le vocabulaire étudié (définitions).
  • Localiser et situer  les espaces étudiés, les principaux ports, les principaux aéroports, les façades maritimes et les métropoles sur une carte du territoire national
  • Décrire et expliquer  des paysages agricoles, industriels et de services  ; ainsi que les facteurs de localisation d’une activité à l’échelle locale.
  • Identifier des activités et des acteurs économiques  
  • Analyser et comprendre des documents de diverses natures sur les différents espaces productifs.
                             
I. Les espaces productifs industriels.
A. L’exemple de la technopole montpelliéraine.
=> Activité en groupes + mise en commun. 
Technopole : Métropole ayant une forte concentration d’activités de haute technologie.


1. L'organisation de l'espace productif
- Technopole situé à proximité de grandes voies de communications : Autoroute A9, voies ferrées et Tranway, Aéroport Montpellier-Méditerranée.
- Composé de plusieurs
pôles de compétitivité (technopôles) c’est-à-dire des entreprises, des universités et des laboratoires de recherche réunis sur un même territoire pour innover.
Ex : L’agropolis est spécialisé dans le domaine de l’agriculture.
L’Euromédecine est spécialisé dans la recherche médicale. 


2. Les atouts de l'espace productif
- La formation est un atout car elle permet de créer une main d’œuvre spécialisée directement recrutée par les entreprises locales : parmi les 43% de moins de 30 ans, 60000 sont étudiants.
- Présence de diverses entreprises spécialisées : 70 entreprises sont spécialisées dans la filière des jeux vidéo, 5e site français dans le domaine de la recherche, 1 pôle de compétitivité mondial.
- Attractivité du cadre de vie : TSF attirée par les grandes friches industrielles, les politiques locales de soutien économique, le climat, le décor, la main d’œuvre spécialisée locale…
- La possession d’un label : « Metropole French Tech ».
3. Les acteurs mobilisés pour dynamiser l'espace productif
- Etat, collectivités locales (commune, métropole Montpellier Méditerranée, département et région).
- 1300 entreprises de Technologies de l’Information et de la Communication dont Ubisoft (3e développeur de jeux dans le monde).
4. Les dynamiques de l'espace productif
- Une trentaine de technopôles longeant principalement la voie ferrée, 8 grands pôles de compétitivité, une dizaine de laboratoires de recherche et plus d’une vingtaine d’universités et d’écoles supérieures pour la formation de la main d’œuvre.
- Dynamique renforcée par la création d’une future ligne à grande vitesse et de sa gare d’exploitation. 

B. Le renouveau de l'espace industriel français.

=> Etude collective de la carte p. 232 et des photographies p. 233

L’héritage industriel du XIXe siècle est de moins en moins visible sur le territoire. Les anciennes régions industrielles minières se reconvertissent progressivement (Nord-Pas-de-Calais, Lorraine) grâce à la croissance économique des Trente Glorieuses (1945-1973), qui a permis un développement et une modernisation des industries françaises. Certains secteurs novateurs se sont développés (nucléaire, aérospatiale), mais à partir des années 1970 les secteurs traditionnels sont entrés en crise (sidérurgie, charbon, textile). La production et l’emploi industriel ont alors chuté suite aux nombreuses délocalisations.  Encouragées par l’Etat, de nouvelles activités ont été créées dans les régions industrielles en crise pour compenser les fermetures d’usine et réhabiliter les friches industrielles, comme l’implantation du musée du Louvre à Lens en 2012 par exemple.
Malgré une tentative de décentralisation industrielle par l’Etat, dans les années 1970, pour rééquilibrer l’espace industriel français, ce dernier reste fortement déséquilibré. Cette situation s’explique par de nouvelles logiques de localisation des espaces industriels :
-        La métropolisation : la proximité d’une métropole est privilégiée par les entreprises. Les grandes villes ont des services de qualité, une main-d’œuvre qualifiée et sont bien intégrées aux réseaux de communications (autoroutes, chemins de fer, aéroport, port, etc.).
-        Le cadre de vie : les entreprises s’implantent dans des espaces au cadre de vie favorable à la population (littoral, montagne) afin d’y attirer une population qualifiée (ingénieurs, chercheurs, cadres supérieurs…).
-        L’attraction des zones frontalières et des zones portuaires : la mondialisation et la proximité des marchés économiques européens dynamisent l’économie de ces régions.
Les régions se situant à l’Est d’une ligne s’étendant du Havre à Marseille sont les plus industrialisées, mais elles sont essentiellement dominées par deux régions :
-        L’Île-de-France regroupe plus de 15% des emplois industriels de pointes et se hisse au 1er rang pour la recherche et les industries de pointe. Cette situation s’explique par son statut de région-capitale qui est parfaitement connectée au reste du territoire.
-        La région Rhône-Alpes attire principalement les Investissements Directs à l’Etranger (IDE).
Les façades atlantique et méditerranéenne constituent une périphérie attractive pour ses nombreuses industries de pointe, son industrie agro-alimentaire, et ses zones industrialo-portuaires (ZIP) qui la relie au reste du monde.
L’industrie française s’est progressivement reconvertie pour s’intégrer à la mondialisation. Elle est parvenue à se hisser au 5e rang mondial et au 2nd rang européen, mais ce développement et cette modernisation de l’industrie se sont faits au détriment de l’environnement (les régions les plus industrialisées sont également les plus polluantes).

Délocalisation : transfert d’une usine vers un autre espace pour réduire les coûts de production ou se rapprocher du marché.
IDE : argent investi par une entreprise pour créer ou acquérir une entreprise ou une usine à l’étranger.

ZIP : espace accueillant des activités industrielles et commerciales en liaison avec le port. 

II. Les espaces productifs agricoles.

A. La filière laitière du Grand Ouest.

=> Activité en groupes + mise en commun.
Filière : ensemble des activités qui interviennent dans la réalisation d’un produit fini, comme la filière agroalimentaire.


1. L'organisation de l'espace productif
- Desservi par des voies de communications : voie rapide, voie ferrée
- Grand nombre de bocages pouvant accueillir les troupeaux.
​- Présence de laiteries produisant entre 1 et 1.8 millions de litre de lait par an, soit 50 % de la production française.


2. Les atouts de l'espace productif
- Prédominance des bocages
-Présence d’
industries agroalimentaires c’est-à-dire les industries transformant les produits naturels en produits consommables et commercialisables : 5 groupes français parmi les 25 premières mondiales.
- Espace bien relié au reste du monde permettant la vente à l’internationale (3.8 milliards d’euros par an).
3. Les acteurs mobilisés pour dynamiser l'espace productif
​- Etat, collectivités locales et Union Européenne (PAC).
- Concentration de 44% des producteurs de lait français.
​- Les industries agroalimentaires comme Danone.
4. Les dynamiques de l'espace productif
​- Capacité de modernisation des exploitations laitières grâce aux subventions pour être plus performante.
- Diversification des produits laitiers pour les exporter plus facilement : poudre de lait, beurre, fromages industriels…)
- Suppression des quotas laitiers par l’UE par une ouverture vers le marché asiatique (notamment la Chine). 
B. L'évolution de l'espace agricole français.
=> Etude collective de la carte p. 236 et des photos p. 237.
L’agriculture occupe plus de 50% de la superficie du territoire français et se hisse au 4e rang mondial derrière les Etats-Unis, l’Allemagne et les Pays-Bas. Depuis les années 1970, la production française a augmenté de 40% grâce à la mécanisation, à l’agriculture intensive, à la recherche agronomique et au remembrement. Sa modernisation et sa diversification provient de la création de la Politique Agricole Commune européenne créée en 1962, et qui reste aujourd’hui la principale source de financement de l’agriculture française.
L’agriculture française a pleinement intégré l’industrie agroalimentaire avec ses PME et ses firmes transnationales. Cependant, elle emploie moins de 4% de la population active. L’agriculture est un secteur économique en crise qui n’attire pas les jeunes. Les exploitations diminuent au fur et à mesure du départ en retraite de leurs exploitants : la France est ainsi passée de 4 millions d’hectares agricoles dans les années 1950 à 600 000 aujourd’hui. De moins en moins nombreux, les agriculteurs se trouvent à la tête d’exploitations toujours plus vastes.
Les espaces agricoles se caractérisent par une spécialisation régionale et un recul de la polyculture :
- Le Bassin parisien s’est spécialisé dans une agriculture intensive céréalière.
- Le Bassin aquitain se concentre également sur la production de céréales (maïs).
- L’Ouest de la France s’est spécialisé dans la production laitière et l’élevage intensif des porcs et des poulets.
- Les vallées fluviales (Loire, Garonne, Rhône) se spécialisent dans les cultures délicates telles que les vignes, les fruits et légumes, ou les fleurs.
- Les régions de moyenne montagne se spécialisent dans l’élevage bovin.
Intégrée à l’industrie agroalimentaire et à la mondialisation, l’agriculture française doit s’adapter aux nouvelles exigences des consommateurs (consommation de produits locaux, bio, écologiques ou équitables). Ces nouveaux modes de consommation pourraient remettre en cause cette spécialisation de l’espace agricole français.
Agriculture intensive : agriculture utilisant de nombreux produits chimiques afin d'augmenter ses rendements. 
Remembrement : regroupement des terres agricoles encouragé par l’Etat.

III. Les espaces productifs de services.
A. L'exemple du parc Astérix.
=> Activité p. 239
Services : activités économiques sans transformations de matière.

​1. L'organisation de l'espace productif
​- Situé au Nord de la Métropole parisienne dans une campagne périurbaine.
- Accessibilité par l’autoroute A1.


2. Les atouts de l'espace productif
- implantation à la limite de la Région parisienne pour bénéficier de l’attractivité de Paris.
- 170 hectares dont 20 pour le Parc seul.
- Attractivité du  Parc à toutes les échelles : tourisme international (1.7 million par an), création d’emplois (200 salariés permanents et 1000 emplois saisonniers)
- Univers de la Bande Dessiné en grandeur nature avec attractions modernes.
3. Les acteurs mobilisés pour dynamiser l'espace productif
- Les concepteurs : Uderzo et Pierre Tchernia
- Diversité des métiers : 80 métiers différents.
- Les collectivités locales (commune, département, région)
​- Entreprises de communication et d’investissement pour rendre le parc compétitif.
4. Les dynamiques de l'espace productif
- 73 millions d’euros de chiffre d’affaire.
- Recherche d’attractions sensationnelles pour rester compétitifs- Bénéficie de l’attractivité touristique de la métropole parisienne. 
B. L'évolution de l'espace agricole français.
=> Etude collective de la carte p. 240 et des photos p. 241.
Les services regroupent l’ensemble des activités économiques du secteur tertiaire (administration, finance, commerce, etc.). Ils se sont considérablement développés au cours des trente dernières années. Ils représentent 2/3 des richesses et emploient 76% de la population active. Les activités de services peuvent être publics, c’est-à-dire organisés par l’Etat, ou privés, dépendant des firmes transnationales (FTN) ou des petites ou moyennes entreprises (PME).
A l’échelle nationale, les services se concentrent essentiellement en milieu urbain. Ils déterminent la hiérarchie urbaine :
- Les petites villes offrent des services : ce sont les services de proximité (commerces, écoles, etc.)
- Les métropoles présentent des services du secteur tertiaire supérieur (enseignement supérieur, hôpital, médecine spécialisée, etc.). Ainsi, Paris concentre les services culturels (théâtres, musées), les commerces de luxes, les sièges sociaux des FTN, les activités financières (quartier de La Défense).
A l’échelle locale, ces services, qui consomment beaucoup d’espace, se localisent en périphérie des villes et à proximité des grands axes de communication.
Les services délaissent de plus en plus les espaces ruraux pour des raisons économiques obligeant les communes rurales à regrouper leurs activités pour éviter leur disparition définitive, et par conséquent la perte d’une partie de leur population.
Le tourisme occupe une place particulière au sein des activités de service. La France est la première destination touristique mondiale. Cette situation repose sur la diversité de son tourisme et de sa parfaite intégration au réseau de communication :
- Le tourisme balnéaire occupe toutes les façades maritimes du territoire : Manche, façade Atlantique et façade Méditerranéenne.
- Les stations de sports d’hivers se concentrant essentiellement dans les Alpes, les Pyrénées et le Massif central.
- Le tourisme culturel et religieux, présent de manière diffus sur le territoire, se concentre dans les zones urbaines et périurbaines. Ces zones abritent les musées, les monuments historiques et les parcs d’attraction. Il s’agit donc d’un tourisme urbain.
- Le tourisme vert se localisant sur les zones de moyennes et hautes montagnes qui accueillent les principaux parcs naturels nationaux.

Conclusion.

Grâce à ses espaces productifs, la France se place au 6e rang mondial des puissances économiques. Les activités de service constituent le cœur de l’économie française et participent à la recomposition des espaces productifs. Le secteur industriel, en reconversion dans les activités de pointes, reste déséquilibré et trop polluant. Quant au secteur agricole, bien que soutenu activement par les financements de la Politique Agricole Commune de l’UE, subit une grave crise. La majorité des activités économiques se concentrent dans les grandes villes et leur périphérie afin de pouvoir rester compétitives au niveau international. 

Exercices de révisions sur le chapitre 2

Maîtrise du vocabulaire

Localiser et situer les différents espaces productifs
Les espaces productifs

Décrire et expliquer les espaces productifs industriels

Décrire et expliquer les espaces productifs agricoles

Décrire et expliquer les espaces productifs de services

CHAPITRE 3

CHAPITRE 3 - "LES ESPACES DE FAIBLE DENSITE ET LEURS ATOUTS"

Quelles sont les dynamiques des espaces de faible densité français ?


A la fin du chapitre, je dois être capable de :
  • Définir et utiliser correctement le vocabulaire étudié (définitions).
  • Localiser et situer  les espaces étudiés sur une carte de France.
  • Décrire et expliquer  les paysages d’un espace de faible densité français.
  • Identifier des activités et des acteurs économiques d’un espace de faible densité.
  • Analyser et comprendre des documents de diverses natures sur les espaces de faible densité.
  • Rédiger un paragraphe argumenté pour expliquer les dynamiques des espaces de faible densité. 

I. Les Cévennes, des espaces ruraux dynamiques. 
=> Activité sur les Cévennes p. 252-253.
A. un espace de la "diagonale des faibles densités".
Les Cévennes se situent au sud de la France à proximité du bassin méditerranéen. Cet espace appartient à la « diagonale des faibles densités », c’est-à-dire une vaste bande s’étendant de la Meuse aux Landes et se caractérisant par des espaces de faible densité. La majeure partie de son territoire est recouvert par le Parc national des Cévennes et compte une quinzaine de communes de petites tailles. Les densités de populations y sont particulièrement faibles avec moins de 10 hab./km².
Espace de faible densité : selon l’INSEE, un espace de faible densité compte en moyenne moins de 30 hab./km² contre 118 hab./km² pour la France. 
B. Un espace dynamique et attractif.
La préservation des paysages, par la présence du Parc national, ainsi que le climat méditerranéen, favorisent l’activité touristique. Grâce à la proximité de grands axes de communications (autoroute et nationale), de nombreuses activités touristiques ont été développées dans la région : randonnées dans le Parc, marchés artisanaux, activités sportives, etc. De même, les faibles densités favorisent l’activité agricole qui s’est spécialisée grâce aux AOC et aux AOP pour garantir l’originalité de ses produits.
L’espace rural cévenol est attractif. Il attire de nouveaux habitants, essentiellement des néoruraux, qui développent leurs activités grâce aux nouvelles technologies, ou alors des retraités et des vacanciers qui y implantent leu résidence secondaire.
AOC : l’Appellation d’Origine Contrôlée est un label français garantissant la fabrication artisanale et régionale d’un produit.
AOP : l’Appellation d’Origine Protégée est un label européen garantissant la fabrication et l’origine d’un produit.
Néorural : habitant provenant d’une zone urbaine et s’installant en zone rurale.
Résidence secondaire : habitation utilisée pour les week-ends, les loisirs ou les vacances.

II. Des espaces de faible densité en France.
A. Des caractéristiques communes.
=> Bilan commun p. 256.
Les espaces de faible densité sont :
  • Des territoires ruraux isolés, composés de grands paysages naturels ou agricoles.
  • Des territoires complémentaires des aires urbaines pour se reposer et profiter de son temps libre.
  • Des territoires dynamiques qui attirent de nouveaux résidents.
  • Des territoires productifs agricoles mais proposant aussi de nombreuses activités (tourisme, commerces, télétravail). 
B. Des espaces en mutation.
=> Etude collective de la carte p. 258.
Les espaces de faible densité se concentrent dans les régions de montagnes et dans les régions rurales formant une diagonale s’étendant du Nord-Est au Sud-Ouest.
Ces espaces connaissent des dynamiques très différentes. Le sud de la diagonale est plutôt attractif grâce à la migration des néoruraux tandis que d’autres espaces connaissent une déprise agricole et se dépeuplent. Chacun de ces espaces utilisent les atouts dont ils disposent pour se mettre en valeur et tenter de dynamiser leur économie (agriculture productiviste, activités sportives estivales, parcs naturels régionaux et nationaux pour le tourisme vert, etc). Ils bénéficient également du soutien financier de l’Etat et de l’Europe pour pallier aux déficits d’infrastructures et de services aux populations.

Déprise : territoire abandonnant ses activités d’élevage et d’agriculture.
Tourisme vert : tourisme centré sur la découverte de la nature et d’activités de plein air dans le respect de l’environnement. 

Conclusion.