PARTIE 2
LE MONDE DEPUIS 1945

CHAPITRE 1

UN MONDE BIOPOLAIRE AU TEMPS DE LA GUERRE FROIDE

Monde bipolaire : organisation autour de deux grands pôles majeurs.
Guerre froide : désigne les relations internationales dominées par une opposition entre les deux plus grandes puissances, les Etats-Unis et l’URSS, entre 1947 et 1991.


Comment le monde d’après-guerre s’organise-t-il autour de deux puissances opposées ?

A la fin du chapitre, je dois être capable de :
- Connaître et utiliser correctement le vocabulaire étudié (définitions).
- Connaître et utiliser correctement les repères suivants : création de l’ONU (1945) ; Guerre froide (1947-1991), Mur de Berlin (1961-1989).
- Localiser et situer les Deux blocs opposés sur un planisphère.
- Raconter en quelques lignes la crise de Berlin et montrer qu’elle est révélatrice de la situation de guerre froide.


I. La création de l’ONU : l’espoir d’une paix durable.
A. Les objectifs de l’ONU.
=> Etude d'extraits de la charte des Nations Unies.
Instaurée par la Charte de San Francisco du 26 juin 1945, l’Organisation des Nations Unies siège à New York où elle réunit 51 Etats (en 1945). Sa mission principale est de maintenir la paix dans le monde, mais aussi de faire respecter les droits de l’homme et de favoriser le progrès économique et social.
Pour assurer sa mission, l’ONU dispose d’un Conseil de sécurité composé de 5 membres permanents (Royaume-Uni, France, Etats-Unis, URSS et Chine) et de 6 membres élus pour deux ans. Ce Conseil décide des sanctions à appliquer à un pays ne respectant pas la paix mondiale. Il peut prendre des sanctions économiques contre un pays pour le dissuader d’entrer dans un conflit armé, ou confier une intervention militaire à un ou plusieurs de ses pays membres.
B. Un fonctionnement difficile.

L’ONU est très critiquée dès sa création car son organe de décision, le Conseil de sécurité, ne se compose que de vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale. Ces derniers, qui ont des intérêts personnels différents, n’hésitent pas à utiliser leur droit de véto pour bloquer le vote d’une résolution.
Résolution : mesure votée par le conseil de sécurité de l’ONU pour prendre des sanctions ou décider d’une intervention militaire à l’encontre d’un pays menaçant la paix mondiale ou les droits de l’homme.

II. Berlin divise le monde.

A. Le Blocus de Berlin et la division de l'Allemagne (1947-1949).

=> Activité polycopié sur les débuts de la guerre froide + catre de l'Allemagne p. 98

Rideau de fer : frontière séparant les pays libres de l’Ouest et les pays communistes de l’Est.
Depuis la fin de la guerre, l’Allemagne et Berlin sont divisés en plusieurs zones d’occupation : l’Est est occupé par les Soviétiques, puis l’Ouest par les Américains, les Britanniques et les Français. Berlin, dans la zone soviétique, est elle-même partagée en plusieurs zones d’occupation.
En juin 1948, les Soviétiques décident de faire le blocus de Berlin-Ouest pour faire partir les Occidentaux et prendre le contrôle de la totalité de l’Allemagne de l’Est. La mise en place d’un pont aérien par les Alliés fait échouer ce blocus en mai 1949. Cette situation amène les puissances occidentales à se rapprocher et à renforcer leur alliance face au bloc soviétique. L’Allemagne est alors divisée en deux États : La République Fédéral Allemande à l’Ouest, puis la République Démocratique Allemande à l’Est. Berlin-Ouest reste attachée à la RFA.

B. Le mur de Berlin (1961-1989).

Depuis 1949, les Allemands de l’Est sont de plus en plus nombreux à quitter la RDA en passant par Berlin-Ouest. Pour empêcher ces départs, les autorités de la RDA décident avec l’URSS de construire un mur autour de Berlin-Ouest : il est construit dans la nuit du 12 au 13 août 1961.
Ce mur infranchissable est composé de deux pans de 3 à 4 mètres en béton, entre lesquels des tours de garde, des pilonnes d’éclairage, des patrouilles, des fossés anti-véhicules, empêchent les personnes de passer.
En 1963, le président Kennedy se rend à Berlin pour condamner ce mur qui sépare des familles, des amis, et surtout un peuple. Pour lui, le mur est le signe de la « faillite du système communiste » : il montre que la fuite de la population de l’Est vers l’Ouest s’explique par le rejet des idées communistes.
À la suite de gigantesques manifestations, le mur est détruit le 9 novembre 1989. Cette chute du mur et l’affaiblissement du communisme conduisent à la réunification des deux Allemagnes le 3 octobre 1990.

III. La Constitution d'un monde bipolaire.

A. Deux blocs opposés.

Libéralisme : doctrine économique visant le libre-échange, la liberté d’entreprendre et la non-intervention de l’Etat dans l’économie.
Communisme : doctrine visant la mise en commun des moyens de production et d’échanges.
Démocratie populaire : nom donné par l’URS aux pays communistes d’Europe de l’Est. Il s’agit de dictatures. 

B. Les grandes phases de la guerre froide.

Entre 1947 et 1962, les deux blocs s’affrontent au cours de plusieurs crises successives (Berlin en 1948-1949, la Corée entre 1950 et 1953, puis Cuba en 1962). Grâce à la dissuasion nucléaire les deux blocs trouvent une issue pacifique qui les conduit à une politique de détente entre 1962 et 1975. Cette dernière aboutit à la signature des accords d’Helsinki en 1975 prévoyant le respect des frontières de l’Europe et des Droits de l’homme par les deux camps.
A partir de 1975, des tensions réapparaissent entre les deux blocs. Elles se traduisent par une extension du communisme en Afrique et en Asie, ainsi que par la crise des euromissiles en 1983. Cette dernière prend fin avec l’arrivée de Mikhail Gorbatchev à la tête de l’URSS en 1985. Sur le plan extérieur, Gorbatchev apaise les relations internationales en acceptant le traité de Washington en 1987 (désarmement de l’Europe par les deux blocs). Sur le plan intérieur, il mène une politique conduisant l’URSS vers la démocratisation et la libéralisation économique. Cela conduit à un effondrement progressif des régimes communistes en Europe de l’Est qui aboutissent à l’éclatement de l’URSS en 1991. Avec la disparition du bloc communiste, la guerre froide prend fin.

Conclusion.
La recherche de domination par les deux puissances mondiales fragilise la paix par de nombreuses crises politiques et militaires. Cependant, la menace d’une guerre nucléaire pousse chacun d’entre eux à développer une politique de détente. L’effondrement du communisme met fin à la bipolarité du monde, cependant la paix n’est pas totale car il subsiste des zones de conflits. 

CHAPITRE 2

INDEPENDANCES ET CONSTRUCTION DE NOUVEAUX ETATS

Comment les peuples colonisés accèdent-ils à l’indépendance et comment s’affirment-ils sur la scène internationale ?

A la fin du chapitre, je dois être capable de :
- Connaître et utiliser correctement le vocabulaire étudié.
- Connaître et utiliser correctement les repères suivants : principale phase de la décolonisation (1947-1962), guerre d’Algérie (1954-1962), indépendance de l’Algérie (3 Juillet 1962), conférence de Bandung (1955), conférence de Belgrade (1961).
- Localiser sur un planisphère les continents touchés par la décolonisation et les limites géographiques du Tiers Monde.
- Raconter la  manière dont une colonie devient un Etat souverain.

I. L’indépendance de l’Algérie.
=> Etude polycopiée sur l’indépendance de l’Algérie.
A. La revendication indépendantiste du FLN.
Le 31 octobre 1954, un groupe indépendantiste, prenant le nom de Front de Libération National, se forme pour revendiquer l’indépendance de l’Algérie, colonie française depuis les années 1870. Le FLN, mené par Ben Bella, entend lutter par tous les moyens possibles pour réaliser son objectif. Dès le lendemain de sa proclamation, il réalise une série d’attentats visant à attirer l’attention des autorités françaises, qui se refusent à accorder l’indépendance à l’Algérie car une importante communauté française y réside.
B. La guerre d’Algérie (1954-1962).
Face aux actions du FLN, l’armée française décide de renforcer sa présence en Algérie dès 1956. Elle doit faire face aux attentats et aux guérillas dans les régions montagneuses du pays difficilement accessibles. Pour isoler le FLN de ses bases militaires au Maroc et en Tunisie, l’armée française dresse des barrages électrifiés, puis bombarde ses camps dans les montagnes. Pour mettre fin à cette guerre et obtenir des informations, l’armée française cherche à contrôler et encadrer la population. Pour se faire, elle n’hésite pas à recourir à la torture. Cette guerre est très meurtrière. Elle fait plus de 300 000 morts musulmans et plus de 30 000 morts français. A ce bilan s’ajoutent les nombreux déplacés ainsi que les expatriés vers la France.
C. L’indépendance acquise en 1962 et ses conséquences.
La guerre d’Algérie provoque la fin de la IVe République en 1958. La nouvelle République, conduite par de Gaulle, entame des négociations avec le FLN dès 1961. Cependant, les Français d’Algérie, refusant l’indépendance, créent l’Organisation Armée Secrète pour lutter contre le FLN et commettent de nombreux attentats. Malgré leurs tentatives, la France signe avec le FLN les accords d’Evian en mars 1962 qui reconnaît l’indépendance algérienne. Cette dernière est proclamée le 3 juillet 1962 et donne naissance à une République autoritaire conduite par Ben Bella. Les Français d’Algérie, craignant alors pour leur vie, partent en masse s’installer en France : ce sont les « Pieds-Noirs ».

II. Des colonies aux nouveaux Etats.
A. Un contexte favorable à la décolonisation.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les pays colonisés profitent de l’affaiblissement des pays européens pour revendiquer leur indépendance. Ils sont soutenus par les deux puissances rivales (Etats-Unis et URSS) ainsi que par l’ONU, qui défend les droits de l’homme et le « droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ». La décolonisation se met alors en place.
Décolonisation : indépendance rendue aux colonies constituées par les pays européens.
B. Les grandes phases de la décolonisation.
C. L'émergence du tiers-monde. 

Les pays d’Afrique et d’Asie, qui ont obtenu leur indépendance par la guerre et/ou la négociation, cherchent à unir leur voix sur le plan international pour ne pas retomber sur l’emprise des grandes puissances : on les appelle alors les non-alignés. En 1955, ils condamnent fermement la colonisation lors de la conférence de Bandung. Ils affirment également leur indépendance face aux blocs soviétique et américain lors de la conférence de Belgrade en 1961. Grâce à la création de la CNUCED en 1964, ils s’unissent sur un plan économique pour défendre leurs intérêts. Leur regroupement donne naissance au Tiers-monde.
Non-alignés : pays du Tiers-monde refusant d’être rattaché à un des deux blocs sous la Guerre froide.
CNUCED : Conférence des Nations Unies sur le Commerce Et le Développement chargée d’aider les pays pauvres à se développer par leur économie.
Tiers-monde : expression désignant l’ensemble des pays pauvres issu de la décolonisation.

Conclusion.
Les colonies obtiennent leur indépendance par des soulèvements ou des guerres qui aboutissent à des négociations avec leur métropole.  En 1975, la décolonisation en Afrique et en Asie est presque achevée. La naissance de ces nouveaux Etats modifie la géopolitique mondiale. Le sous-développement, la croissance et l’indépendance de leur économie deviennent alors des objectifs prioritaires pour les instances internationales ce qui les amènent à s’unir sur la scène internationale. 


CHAPITRE 3

AFFIRMATION ET MISE EN OEUVRE DU PROJET EUROPEEN

Comment l’Union européenne s’est-elle construite ? Quels sont ses enjeux ?

A la fin du chapitre, je dois être capable de :
- Connaître et utiliser correctement le vocabulaire étudié.
- Connaître et utiliser correctement les repères suivants : Traité instaurant la CECA (1961), les traités de Rome (1957), le traité de Maastricht (1992), le traité de Lisbonne (2007) et la mise en circulation de l’Euro (2002).
- Localiser sur une carte de l’Europe les 6 pays fondateurs de la CECA puis les 28 Etats membres de l’UE.
- Expliquer le contexte qui a favorisé la construction européenne ; les étapes de la construction européenne depuis 1945 ; les grandes caractéristiques du traité de Maastricht.

I. La construction européenne.
A. Les étapes de la construction européenne. 
Après la Seconde Guerre mondiale, les pays européens cherchent à se rapprocher pour maintenir une paix durable. En 1950, le ministre des Affaires étrangères français, Robert Schuman propose, avec Jean Monnet, de créer une Communauté européenne du charbon et de l’acier. C’est, selon lui, le meilleur moyen de créer une solidarité entre les pays membres, en particulier entre la France et l’Allemagne, afin d’empêcher une nouvelle guerre. Ainsi, en 1951 le traité instaurant la CECA est signé entre la France, la République Fédérale Allemande, l’Italie et les pays du BENELUX (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg).
En 1957, les pays membres décident d’aller plus loin. Ils signent les traités de Rome instituant la Communauté Economique Européenne et l’Euratom en mars 1957. Ils établissent les fondements de la CEE en instaurant un marché commun permettant la libre circulation des hommes, des marchandises et des capitaux au sein de la communauté. Il fixe également des politiques communes en matière de transport et d’agriculture. Ses objectifs sont de développer l’économie des pays membres et de relever le niveau de vie de la population.
En 1992, le traité de Maastricht transforme cette communauté en union économique et monétaire : c’est l’Union Européenne. Cette Union se traduit par la mise en place d’un espace de libre circulation, l’espace Schengen en 1995 ; puis par l’adoption d’une monnaie unique, l’Euro en 2002
B. Les institutions européennes.

II. Naissance et développement de l’Union Européenne depuis 1992.

A. Le traité de Maastricht, un tournant décisif de la construction européenne.

=> Etude du Dossier p. 130-131.

Signé le 7 février 1992 par les douze Etats membres de la CEE, le traité de Maastricht a pour objectif de « renforcer le caractère démocratique et l’efficacité du fonctionnement des institutions ». Il s’agit de donner une dimension plus politique et démocratique à la future Union Européenne en la dotant d’une « politique extérieure et de sécurité commune », en instaurant une citoyenneté européenne et une monnaie unique.
Mise en circulation au 1er janvier 2002, l’Euro est une nouveauté économique car elle remet en cause la souveraineté des Etats en leur imposant une monnaie dont ils ne peuvent plus contrôler les émissions et transforme profondément la vie quotidienne des citoyens européens.
L’Union Européenne n’est pas une simple coopération économique. Elle créé une citoyenneté qui se superpose à la citoyenneté nationale et qui se développe progressivement. Elle renforce également le pouvoir politique du Parlement qui vote les lois et le budget de l’Union. Elle doit également aboutir à la mise en place d’une défense commune pour « promouvoir la paix, la sécurité et le progrès en Europe et dans le monde ».
Ce projet prend forme avec la mise en place d’une coopération policière et judiciaire des Etats membres qui s’inscrit, depuis le traité d’Amsterdam de 1997, dans un « espace de liberté, de sécurité et de justice », puis par l’établissement d’une politique étrangère et de sécurité commune adoptée lors du traité de Nice en 2001.

B. Des défis à relever.

L’Europe affronte actuellement de nombreux problèmes qu’elle tente de résoudre :
- Entre 2004 et 2013, 13 nouveaux Etats de l’Europe de l’Est ont intégré l’Union. Mais ces élargissements successifs posent des difficultés : comment concilier l’agrandissement de l’Union tout en approfondissant son fonctionnement ? Quelles limites physiques apportées à l’UE (candidature de la Turquie) ?
La mise en place de mesures collectives qui représentent une menace ou un affaiblissement pour la souveraineté des Etats et de leurs économies. (le Royaume-Uni avec l’Euro et la Politique Agricole Commune).
- L’hostilité des populations européennes face à une bureaucratie européenne qui ne tient pas compte du facteur humain. Ainsi, par référendum les Pays-Bas et la France ont refusé le nouveau traité de Rome (Rome II) de 2004 obligeant l’Union à refonder ses institutions par un nouveau traité : le traité de Lisbonne en 2007.


Conclusion.

Construite tout d’abord pour assurer la paix et développer les liens économiques entre les pays du continent européen, l’Union Européenne poursuit aujourd’hui sa construction progressivement dans tous les domaines afin de pouvoir rivaliser avec les autres grandes puissances mondiales. 

CHAPITRE 4

ENJEUX ET CONFLITS DANS LE MONDE DEPUIS 1989

Comment s’organise le monde actuel?

A la fin du chapitre, je dois être capable de :
- Connaître et utiliser correctement le vocabulaire étudié.
- Localiser et nommer sur un planisphère les grandes puissances économiques mondiales et les principales zones de conflits.
- Caractériser et Expliquer en quelques lignes un conflit contemporain.

I. Un monde multipolaire. 

Monde multipolaire : espace mondial dominé par plusieurs puissances distinctes.

A. Les Etats-Unis, une puissance sans égale.

Les États-Unis réunissent tous les critères de l’hyperpuissance : première économie mondiale, diffusion de leur culture sur toute la planète, première armée du monde et suprématie des hautes technologies. Ils possèdent l’arme nucléaire et sont membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. Ils ont aussi des bases militaires dans de nombreux pays et des flottes permanentes dans les océans. Ils ont une armée puissante, qui dispose d’un armement de haute technologie.

B. L’Union Européenne, une construction originale.

Depuis l’effondrement de l’URSS en 1991, l’UE ne cesse de s’élargir en accueillant les démocraties d’Europe centrale. Pour pouvoir adhérer, ces derniers doivent respecter des critères non négociables comme le respect des droits de l’homme, la pluralité démocratique, l’économie de marché, la stabilité monétaire et des capacités financières suffisantes. L’originalité de cette union réside dans le rassemblement de peuples diversifiés autour de valeurs communes qu’incarnent les symboles de l’UE. Malgré ce rapprochement, les pays de l’UE ne parviennent pas à parler d’une seule voix sur la scène internationale.

C. Les BRICS.

Depuis le début des années 2000, des puissances émergent sur la scène internationale : il s’agit des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud). Leur place dans l’économie mondiale s’est considérablement accrue en passant de 16% du PIB mondial à 27% en 2011. Leur association vient contrebalancer les décisions prises par les grandes puissances telles que les Etats-Unis, l’UE et le Japon. Leur poids dans les décisions et l’économie internationale devient de plus en plus important.


II. La sécurité mondiale menacée.

A. De nouvelles menaces.

=> Etude du Dossier p. 144-145.

Le terrorisme est de plus en plus violent (attentats, prises d’otages, détournements d’avions). Il touche aussi bien les grandes puissances économiques que les pays arabes. Il repose sur le développement de l’islamisme intégriste qui est hostile au capitalisme occidental, et il souhaite instaurer un régime politique dominé par le Coran et les lois de l’islam.
L’arme nucléaire est également une source de conflits entre les pays. Alors que les accords internationaux tentent de limiter sa propagation, certains pays ne les respectent pas. L’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord se sont ainsi dotés de l’arme nucléaire. De même, le gouvernement islamiste iranien est soupçonné par les Etats-Unis de mettre au point des armes nucléaires.

Terrorisme : toute forme de lutte contre un pouvoir établi visant à imposer ses volontés.
Islamisme intégriste : mouvement politico-militaire favorisant la mise en place d’un Etat islamique fondé sur le Coran et la Charia (loi islamique inspirée du Coran).

B. Le Moyen-Orient, un espace de conflits aux enjeux mondiaux.

Le Moyen-Orient constitue un foyer de conflits permanents. C’est tout d’abord une zone de conflits religieux opposant les juifs et les musulmans (conflit israélo palestinien né en 1948, suite à la création de l’Etat juif d’Israël, et toujours non résolu). C’est aussi une zone de conflits aux enjeux stratégiques pour le contrôle des voies navigables (canal de Suez,  Détroit de Bab-el-Mandeb et Détroit d’Ormuz) et des ressources pétrolières (1ère guerre du Golfe opposant l’Irak et le Koweit en 1990-1991). Enfin, c’est également une zone de tension internationale abritant l’organisation terroriste Al-Qaida.

C. Le « printemps arabe ».

Au cours de l’année 2011, les régimes dictatoriaux d’Afrique du nord sont renversés par leur population. La Tunisie, l’Egypte et la Libye chassent leur dictateur, mais connaissent des guerres civiles opposant les gouvernements provisoires démocratiques aux partis islamistes longtemps ancrés dans ces pays. 
Guerre civile : guerre opposant les populations au sein d’un même Etat.


Conclusion.

Entre 1989 et 2001, les Etats-Unis se sont imposés comme l’unique hyperpuissance mondiale. Mais, depuis les attentats de septembre 2001 et la montée du terrorisme mondiale, le pays perd progressivement de sa puissance. Les pays émergents viennent de plus en plus concurrencer les grandes puissances ce qui renforce l’aspect multipolaire du monde actuel. Ce nouvel ordre mondial reste mis à mal par la persistance et la multiplication des conflits qui le fragilise.